Les sept défis pour une politique de civilisation

Les cercles réflexifs : une démarche méthodologique collective

Présentation

Comme nous l’avions évoqué dans la présentation générale de l’UEIE2009, les moments forts de discussions doivent permettre d’alterner les prises de paroles théoriques aux témoignages en les rendant cohérents, de donner la parole à des individualités en regard d’une vision d’institutions, de favoriser le débat collectif et la contribution en petits groupes (cercles réflexifs), de permettre des confrontations fécondes non pas tant par d’éventuelles réponses mais par des avancées sur les conditions d’approche de problèmes universels. Les cercles réflexifs sont un espace de conversation où l’on échange des points de vue autour d’un défi. Le rôle de ces cercles est de permettre aux participants d’élaborer collectivement à une « matriz conceptuelle » d’une politique de civilisation. Il s’agit de cesser de considérer ces sept défis pour une politique de civilisation comme antagonistes et séparés, pour au contraire les relier. La prise de conscience qu’un autre monde est possible est une des aspirations fondamentales dans nos sociétés, un levier qui peut puissamment nous aider.

A partir d’un travail en cercle (ou workshop) sur les enjeux particuliers d’un thème, choisi parce qu’il concerne directement la vision d’une politique de civilisation, il s’agit de lancer une réflexion à partir de questionnements divers montrant comment les acteurs (scientifique, politique, citoyen) construisent leurs expériences, reformulent les controverses scientifiques, s’en approprient les acquis, bref se forgent une « intelligence collective » des situations pour conduire une action réfléchie. A partir du moment, où nous sommes au cœur d’une crise planétaire, nous devons récupérer l’idée, naguère proposée par un membre du Club de Rome à la conférence d’Helsinki, au regard de l’ampleur de la crise, « la question à se poser est savoir comment imposer [ne plus les convaincre] aux riches qu’ils doivent vivre plus simplement pour que les pauvres puissent tout simplement vivre ».

Le défi de l’économie mondiale

Nous nous proposons de réfléchir à comment « sortir de l’économisme », sortir d’une société entièrement dominée par les impératifs du modèle de développement uniquement quantitatif, plus particulièrement par la sphère de la croissance et les mécanismes de la finance internationale. Un an après l’effondrement du système,  en réaction à la crise financière, les gouvernements des grands pays capitalistes ainsi que les puissances émergentes en Asie et en Amérique latine recourent à toutes sortes de mesures pour tenter de juguler la récession et d’arracher leur économie au marasme. Les recettes demeurent les mêmes : un modèle d’économie de marché, une croissance économique encore essentiellement quantitative, une remise en cause du secteur public, la protection sociale, la durée du travail, sont abordées sans analyse véritable autre que la reconduction des recettes passées. Or, on s’aperçoit aujourd’hui que la rationalité instrumentale sur laquelle est construit le système ne constitue plus une base acceptable. On comprend alors que les ravages auxquels nous assistons avec l’effondrement du modèle économique, loin d’être un simple dysfonctionnement, découlent d’un épuisement du système lui-même. Il faut changer de  voie.

Le défi social

Ce qui a longtemps semblé être la voie fondamentale pour améliorer les relations humaines, pour abolir l’inégalité, au cours des XIXe et XXe siècle particulièrement, fut la réforme de la société.  Elle consiste à réformer les structures en vue d’aboutir, in fine, à un avènement de liberté, d’égalité et de fraternité. Il s’agit d’en finir avec les structures de domination et d’exploitation, afin de créer une société égalitaire et fraternelle. Aujourd’hui, s’il faut conserver l’idée que la réforme doit comporter des aspects institutionnels, structurels, sociaux, politiques, il faut accepter l’idée que cette voie ne suffit pas.  Comment réconcilier, si l’on croit qu’ils sont réconciliables, l’économie et le social ? Faut-il penser qu’il s’agirait, comme certains le préconisent, de modifier les « indicateurs » pour réorienter le modèle dans les règles du marché, tout en préservant le modèle existant ? Existe-il un troisième système ? Ou est-ce une nouvelle invention sans suite ? L’économie sociale (dernier principe à la mode), constituera-t-elle une alternative au capitalisme ? Peut-on envisager, en réponse à l’accroissement des inégalités, l’instauration d’un observatoire des inégalités déterminant les régressions progressives par le haut et par le bas ?

Le défi de la pensée

Le morcellement des connaissances et la disjonction entre les savoirs enfermés dans des disciplines, rendent inapte à percevoir et concevoir les problèmes fondamentaux et globaux, d’où la nécessité d’une pensée complexe qui puisse relier les connaissances, relier les parties au tout et le tout aux parties, qui puisse concevoir la relation du global au local et celle du local au global. Nos modes de pensée doivent intégrer un va-et-vient constant entre ces  niveaux. Si nos esprits restent dominés par une façon mutilée, abstraite, de connaître, par l'incapacité de saisir les réalités dans leur complexité et dans leur globalité, si la pensée  philosophique, au lieu d’affronter le monde, demeure enfermée dans des jeux de dentelle et des préciosités moliéresques,  alors, nous allons vers la catastrophe. Seule une pensée apte à saisir  la complexité non seulement de nos vies, de nos destins, de la relation individu/société/espèce, mais aussi de l’ère planétaire, peut opérer le diagnostic de la course actuelle de la planète vers l’abime et définir les orientations qui permettraient d’amorcer conjointement les réformes vitalement nécessaires. Il faut réexaminer la raison, dépasser la rationalité isolée, le primat du calcul et celui de la logique abstraite. Il nous faut une rationalité complexe, qui affronte les contradictions et les incertitudes sans les noyer ou les désintégrer.

Le défi de l’éducation

Au défi de la pensée, un autre défi s’impose alors : celui de l’éducation. Notre système actuel doit être au préalable réformé car il est fondé sur la séparation : séparation des savoirs, des disciplines, des sciences. Un nouveau système d’éducation, fondé sur le dialogique, radicalement différent donc de celui qui existe actuellement, devrait s’y substituer. Ce système permettrait de favoriser les capacités de l’esprit à penser les problèmes globaux et fondamentaux de l’humanité dans leur complexité.  Il mettrait à sa racine l’éducation à la compréhension d’autrui, entre personnes, entre peuples, entre ethnies. Un tel système d’éducation pourrait et devrait jouer un très grand rôle. Mais malheureusement il faudrait réformer le système d’éducation actuel pour qu’il puisse lui-même réformer les esprits. L’éducation se présente à la fois comme l’état épistémologique de la connaissance de la  connaissance (auto, être, penser) et comme la gestation d’un « nouveau paradigme » dans le champ social, et qui s’impose à notre réflexion comme de véritables défis.  Mais l’enseignement ne doit pas avoir seulement comme visée l’accumulation de connaissances («tête bien pleine») mais de l’organiser en fonction d’axes stratégiques essentiels : « il ne s’agit pas de réduire les globalités à leurs parties élémentaires mais de les distinguer et de les relier entre elles »*. Il faut donc des conceptions organisationnelles pour relier les connaissances. Et pour ré-organiser la connaissance, il faut abandonner le trivial, il faut ouvrir son esprit, ne pas rester enfermé dans les concepts clos.

* Voir Edgar Morin Réforme de la pensée et éducation au XXIème siècle. Les clés du XXIème siècles, Seuil éditions Unesco, page 272, Paris

Le défi éthique

La réforme éthique nécessite l'intégration, dans sa propre conscience et sa propre personnalité, d'un principe d'auto-examen permanent. Or, là encore, dans notre civilisation, il semble que nous ayons complètement oublié cette possibilité, préférant confier la recherche de la solution à nos maux moraux et psychiques à des tiers tels les psychiatres, les psychanalystes, les experts dans certains secteurs de la société. Autrui nous est important pour nous connaître nous-mêmes, mais seul l'auto-examen nous permet d'intégrer le regard d'autrui, dans notre effort pour mieux nous comprendre nous-mêmes, avec nos carences, nos lacunes, nos faiblesses. Il semble donc évident que l’éthique mérite d’être repensée et qu’une réforme doive s’inscrire dans les structures mêmes de la personne morale, avant de donner des leçons de morale ou des cours de civisme.

Le défi écologique

L’écologie a le mérite de nous amener à modifier notre pensée et notre action sur la nature. Certes, cette modification est loin d’être accomplie. A la vision d’un univers d¹objets que l’homme est destiné à manipuler et à asservir, ne s’est pas encore vraiment substituée la vision d’une nature vivante dont il faut respecter les régulations et les diversités. A la vision d’un homme « sur-naturel » ne s’est pas encore substituée la vision de notre interdépendance complexe avec le monde vivant, dont la mort signifierait notre mort.

Les demandes historiques de conversation de la  nature et de protection de l’environnement doivent maintenant faire partie d’une nouvelle culture écologique ; certains proposent un véritable « new deal vert » [Peter Custers], où les propositions environnementales soient partie prenante, tant dans la vie commune, comme dans les politiques publiques qui gouvernent le destin des sociétés. Nous devons, par principe, nous reconnaître nous-mêmes, reconnaître autrui et reconnaître la nature dans son ensemble et dans ses fonctions élémentaires, car c’est une responsabilité commune.

L’écologie politique a de plus le mérite de nous amener à modifier notre pensée et notre action sur la société et sur nous-mêmes. En effet, toute politique écologique a deux faces, l’une tournée vers la nature, l’autre vers la société. Ainsi la politique qui vise à remplacer les énergies fossiles polluantes par des énergies propres est en même temps un aspect d’une politique de santé, d’hygiène, de qualité de la vie, etc.  La politique des économies d’énergie est en  même temps un aspect d’une politique évitant les dilapidations et  luttant contre les intoxications consuméristes des classes moyennes. La politique faisant régresser l’agriculture et l’élevage industrialisés, et par là dépolluant les nappes phréatiques,  détoxiquant l’alimentation animale  viciée d’hormones et d’antibiotiques, l’alimentation végétale imprégnée de pesticides et d’herbicides, serait en même temps une politique d’hygiène et de santé publique, de qualité des  aliments et de qualité de la vie.

Le défi politique et gouvernance mondiale

Nous n’avons pas la prétention de chercher à dresser un tableau exhaustif de notre société-monde, nous ne cherchons pas non plus à proposer de solutions toutes prêtes, nous voulons élaborer une grille de lecture qui devrait permettre à chacun (chaque individu, chaque société) de choisir sa propre voie au sein d’une politique de l’humanité. Nous savons que des situations de crises, comme celle que nous connaissons actuellement, peuvent favoriser la propagation rapide de ces idées. La crise de la mondialisation, la crise du néo-libéralisme, la crise de l’humanité à l’ère planétaire qui sont riches de périls sont aussi riches en possibilités transformatrices. Ainsi, de Seattle à Porte Alegre s’est formée une volonté de répondre à la mondialisation techno-économique en développant d’autres formes de mondialisation, ce qui conduira à l’élaboration d’une véritable « politique de l’humanité » qui, à notre sens, devra dépasser l’idée qui nous réunit ici : celle de développement.   Pour qu’une politique de l’humanité puisse se constituer, il faudrait rompre avec le développement dont il nous faut dénoncer le caractère ambivalent et qui, derrière une notion apparemment universelle, mythe typique du sociocentrisme occidental, se révèle être un moteur d’occidentalisation forcenée, un instrument de colonisation des sous-développés. Il convient de proposer les principes de l’anthropolitique : politique de l’humanité à l’échelle planétaire et de la politique de civilisation.

Liste des intervenants et animateurs

Jeudi        
Atelier Intervenants Animateur Rapporteur Représentant EMF
Défi de l'économie mondiale Jaime A. PRECIADO , chercheur en sciences sociales à l'Universidad de Guadalajara (Mexique) Bernard LIETAER , économiste, ancien collaborateur de la Banque nationale de Belgique
Anne-Marie CRETIENEAU , Université de Poitiers Thierry PASQUIER , responsable de la communication et de l'édition, Espace Mendès France
Défi social Alain CAILLE , directeur du MAUSS, professeur de sociologie à l'université Paris XIII Rigoberto LANZ , professeur, Université centrale de Caracas Pierre LE MASNE , Université de Poitiers Jean-Claude DESOYER , ancien président de l'Espace Mendès France
Défi de la pensée Claude FISCHLER , directeur du Centre Edgar Morin Luis FLORES , Université catholique de Santiago du Chili Elie FAROULT , conseiller scientifique, représentant la DR recherche de la commission européenne Gabriel BIANCIOTTO , membre du bureau de l'Espace Mendès France
Défi de l'éducation Cristovam BUARQUE , sénateur de la république du Brésil, ancien ministre de l’Education Elimar PINHEIRO DO NASCIMENTO , sociologue à l'Université de Brasilia Jean-Paul GEHIN , Université de Poitiers Mario COTTRON , président de l'Espace Mendès France
Défi éthique Paul CILLIERS , philosophe, Universiteit Stellenbosch (Afrique du Sud) Jean-Pierre MICHEL , conseiller économique, Espace Mendès France Alain BERESTETSKY , conseiller culturel, Espace Mendès France
Yves CENATIEMPO , ancien président de l'Espace Mendès France
Défi politique et gouvernance mondiale Thierry GAUDIN , président de "Prospective 2100" Yves JEAN , professeur, directeur de l'UFR SHA de l'Université de Poitiers Jacky DENIEUL , responsable de la mission régionale et infra-régionale, Institut atlantique d'aménagement du territoire Pierre PEROT , conseiller Espace Mendès France
Défi écologique Pablo MARQUET , chercheur en écologie à l'Institut de Santa Fé (USA) et à l'Université Catholique du Chili Jean-Marc SALMON , chercheur associé, TELECOM & Management Sud Paris Yves CAUBET , professeur à l'UFR SFA, Université de Poitiers Anne BONNEFOY , responsable pôle Histoire des sciences, Espace Mendès France

Vendredi        
Atelier Intervenants Animateur Rapporteur Représentant EMF
Défi de l'économie mondiale Patrick VIVERET , essayiste et Peter CUSTERS , politologue à l'International Institute for Asian Studies (Pays-Bas) Bernard LIETAER , économiste, ancien collaborateur de la Banque nationale de Belgique Anne-Marie CRETIENEAU , Université de Poitiers Thierry PASQUIER , responsable de la communication et de l'édition, Espace Mendès France
Défi social Yann ALGAN , professeur d'économie à Sciences Po Paris, Professeur visitant à Harvard Joachim NIETO , président d'honneur de Sustainlabour Pierre LE MASNE , Université de Poitiers Jean-Claude DESOYER , ancien président de l'Espace Mendès France
Défi de la pensée Jean-François DORTIER , directeur de la revue Sciences humaines Elie FAROULT , conseiller scientifique, représentant la DR recherche de la commission européenne Jacky DENIEUL , responsable de la mission régionale et infra-régionale, Institut atlantique d'aménagement du territoire Jean-Pierre MICHEL , conseiller économique, Espace Mendès France
Défi de l'éducation Marco Antonio RODRIGUES DIAS , Consultant en enseignement superieur, ancien directeur du secteur de l'education superieure à l'UNESCO Martine LANI BAYLE , professeur, université de Nantes Jean-Paul GEHIN , Université de Poitiers Mario COTTRON , président de l'Espace Mendès France
Défi éthique Doudou DIENE , ancien rapporteur auprès du secrétaire général de l'ONU Luis CARRIZO , vice-recteur, Instituto Universitario Centro Latinoamericano de Economía Humana, Uruguay Alain BERESTETSKY , conseiller culturel, Espace Mendès France Yves CENATIEMPO , ancien président de l'Espace Mendès France
Défi politique et gouvernance mondiale Guido GIRARDI , sénateur de la République du Chili
Yves JEAN , professeur, directeur de l'UFR SHA de l'Université de Poitiers Pierre PEROT , conseiller Espace Mendès France
Dominique BREILLAT , membre du Bureau de l'Espace Mendès France
Défi écologique Rasmus Klocker LARSEN , chercheur en développement écologique au Stockholm Environment Institute Jean-Marc SALMON , chercheur associé, TELECOM & Management Sud Paris ou Arnaud APOTEKER , expert OGM Nicolas ALONSO VANTE , professeur, Sciences Po Poitiers, Université de Poitiers Anne BONNEFOY , responsable pôle Histoire des sciences, Espace Mendès France

Liste des intervenants et animateurs

Jeudi 1er octobre 2009, 14h - 17h

Défi de l'économie mondiale

  • Intervenants : Jaime A. PRECIADO, chercheur en sciences sociales à l'Universidad de Guadalajara (Mexique)
  • Animateur : Bernard LIETAER, économiste, ancien collaborateur de la Banque nationale de Belgique
  • Rapporteur : Anne-Marie CRETIENEAU, Université de Poitiers
  • Représentant EMF : Thierry PASQUIER, responsable de la communication et de l'édition, Espace Mendès France

Défi social

  • Intervenants : Alain CAILLE, directeur du MAUSS, professeur de sociologie à l'université Paris XIII
  • Animateur : Rigoberto LANZ, professeur, Université centrale de Caracas
  • Rapporteur : Pierre LE MASNE, Université de Poitiers
  • Représentant EMF : Jean-Claude DESOYER, ancien président de l'Espace Mendès France

Défi de la pensée

  • Intervenants : Claude FISCHLER, directeur du Centre Edgar Morin
  • Animateur : Luis FLORES, Université catholique de Santiago du Chili
  • Rapporteur : Elie FAROULT, conseiller scientifique, représentant la DR recherche de la commission européenne
  • Représentant EMF : Gabriel BIANCIOTTO, membre du bureau de l'Espace Mendès France

Défi de l'éducation

Défi éthique

  • Intervenants : Paul CILLIERS, philosophe, Universiteit Stellenbosch (Afrique du Sud)
  • Animateur : Jean-Pierre MICHEL, conseiller économique, Espace Mendès France
  • Rapporteur : Alain BERESTETSKY, conseiller culturel, Espace Mendès France
  • Représentant EMF : Yves CENATIEMPO, ancien président de l'Espace Mendès France

Défi politique et gouvernance mondiale

  • Intervenants : Thierry GAUDIN, président de "Prospective 2100"
  • Animateur : Yves JEAN, professeur, directeur de l'UFR SHA de l'Université de Poitiers
  • Rapporteur : Jacky DENIEUL, responsable de la mission régionale et infra-régionale, Institut atlantique d'aménagement du territoire
  • Représentant EMF : Pierre PEROT, conseiller Espace Mendès France

Défi écologique

  • Intervenants :Pablo MARQUET, chercheur en écologie à l'Institut de Santa Fé (USA) et à l'Université Catholique du Chili
  • Animateur : Jean-Marc SALMON, chercheur associé, TELECOM & Management Sud Paris
  • Rapporteur : Yves CAUBET, professeur à l'UFR SFA, Université de Poitiers
  • Représentant EMF : Anne BONNEFOY, responsable pôle Histoire des sciences, Espace Mendès France

Vendredi 2 octobre 2009, 11h30 - 16h30

Défi de l'économie mondiale

Défi social

  • Intervenants : Yann ALGAN, professeur d'économie à Sciences Po Paris, Professeur visitant à Harvard
  • Animateur : Joachim NIETO, président d'honneur de Sustainlabour
  • Rapporteur : Pierre LE MASNE, Université de Poitiers
  • Représentant EMF : Jean-Claude DESOYER, ancien président de l'Espace Mendès France

Défi de la pensée

  • Intervenants : Jean-François DORTIER, directeur de la revue Sciences humaines
  • Animateur : Elie FAROULT, conseiller scientifique, représentant la DR recherche de la commission européenne
  • Rapporteur : Jacky DENIEUL, responsable de la mission régionale et infra-régionale, Institut atlantique d'aménagement du territoire
  • Représentant EMF : Jean-Pierre MICHEL, conseiller économique, Espace Mendès France

Défi de l'éducation

Défi éthique

  • Intervenants : Doudou DIENE, ancien rapporteur auprès du secrétaire général de l'ONU
  • Animateur : Luis CARRIZO, vice-recteur, Instituto Universitario Centro Latinoamericano de Economía Humana, Uruguay
  • Rapporteur : Alain BERESTETSKY, conseiller culturel, Espace Mendès France
  • Représentant EMF : Yves CENATIEMPO, ancien président de l'Espace Mendès France

Défi politique et gouvernance mondiale

  • Intervenants : Guido GIRARDI, sénateur de la République du Chili
  • Animateur : Yves JEAN, professeur, directeur de l'UFR SHA de l'Université de Poitiers
  • Rapporteur : Pierre PEROT, conseiller Espace Mendès France
  • Représentant EMF : Dominique BREILLAT, membre du Bureau de l'Espace Mendès France

Défi écologique

* Sous réserve de confirmation

interview d'Edgar Morin à la suite de l'université d'été de St Jean d'Angely de sept 2007.
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